Les produits Excellence

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Cet été au Touquet, Spirit avait les pieds complètement pourris (comme d’habitude…) et j’ai profité des boutiques sur place pour tester un nouveau produit. J’ai opté pour le « Hoof Expert » de la marque Excellence. Je ne connaissais pas du tout cette marque, le flacon n’était pas donné (22€) mais la femme qui tenait la boutique semblait dire que je ne serais pas déçue.
Et effectivement ! J’avais acheté plusieurs fois le « Hoof Solution » de Kevin Bacon et je n’avais jamais vu de différence… En plus ça pue !!

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Là c’est un spray, très facile à mettre et il sent très bon ! On peut le mettre sur des pieds mouillés (mais propres bien sûr), la seule petite attention à avoir c’est de le mettre lorsque le cheval est sur une surface propre et lisse, afin que le produit sèche un peu avant de retourner au box. Donc généralement je commence par m’occuper de ses pieds, et ensuite je m’occupe du reste du corps le temps que ça pose. 4 jours de suite et déjà la fourchette est en meilleur état et beaucoup plus solide. Il suffit ensuite d’en mettre tous les deux ou trois jours pour entretenir.
Un vrai produit miracle !

Sauf que je suis vite arrivée à la fin de mon flacon. Et malheureusement, peu de boutiques proposent cette marque pour le moment. J’ai donc fouillé sur Internet et j’ai trouvé 2 sites qui la proposent. Ce qui m’a permis de me renseigner sur cette marque et en plus d’avoir un produit qui fonctionne, j’ai pu découvrir que tous leurs produits sont à base de produits naturels !
Moi qui suis en pleine révolution des solutions naturelles et écologiques dans ma vie de tous les jours, il n’en fallait pas plus pour me convaincre.
Voici ce qu’ils indiquent dans la FAQ de leur site :

Excellence propose des produits 100% naturels.
Ils sont naturellement efficaces et aident à lutter contre la perte d’humidité.
Les huiles utilisées sont exclusivement d’origine végétale.
Les matières grasses comme la vaseline (pétrole) ou les huiles animales sont écartées.
Tous les produits dégagent également une odeur agréable et durable.
La sécurité d’emploi est garantie.

J’ai donc aussi acheté le « Natural Liquid Hoof Dressing ». Cette graisse pour les pieds a un pinceau intégré au bouchon (hyper pratique) et le lendemain les pieds de Spirit sont encore bien brillants. Vraiment très bien également !

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Et je viens de me rendre compte qu’ils font aussi une graisse pour sabot spéciale hiver, qui ne durcit pas avec le froid, ainsi qu’un shampoing. Je viens de les commander sur le site Private Sport Shop. J’ai vu ça ce matin, j’étais aux anges car les prix sont vraiment réduits !!

Voici leur site Internet : Excellence Products

Si vous arrivez sur cet article après la vente de PSS, vous pouvez trouver leurs produits sur les sites de equestriumshop.com (dès que leurs stocks seront réapprovisionnés) et sur celui de lepaturon.com. Malheureusement je n’en ai pas trouvé d’autres proposant cette marque, et après leur avoir écrit, ils m’ont confirmés qu’une boutique en ligne n’était pas prévue pour le moment.

En tout cas, je vous conseille vivement de tester leurs produits si vous avez la possibilité, moi c’est sûr, je ne les quitterais pas de ci-tôt ! :) (ceci n’est pas du tout un article sponsorisé)

Joules : Plus jamais !

Je n’ai pas pour habitude de faire de la pub négative sur ce blog, mais là je m’y sens obligée !!
Il y a un an de ça, j’étais aux JEM et après 3 jours de pluie intensive mes baskets étaient des éponges que je n’arrivais pas à faire sécher. N’ayant pas prévu de chaussures de rechange (un peu blonde…), j’avais fait en 15min le tour du village équestre pour trouver des chaussures de pluie. J’avais opté pour une petite paire de bottines Joules, assez mignonnes, rembourrées pour garder mes pieds au chaud et au sec. Je ne me souviens plus du tout du prix, mais j’étais assez contente de moi !

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Très vite je me rend compte que le rembourrage autour d’une chaussures plastifiée ça fait transpirer des pieds ! Ils sont donc mouillés alors qu’ils devraient être au sec. Problème que je ne rencontre pas avec mes après skis Decathlon que je porte chaque hiver pour me rendre aux écuries.
Deuxième problème, le petit morceau de plastique qui descend vers la cheville. Il « attrape » mes chaussettes, les fait descendre et au bout de quelques pas, la chaussettes est au fond de la bottine. Ensuite c’est la peau de ma malléole qui frotte dessus et qui s’est retrouvée quelques fois à vif.

Mais bon, avec certaines chaussettes ce problème n’intervient pas. J’avais donc emmené ces bottines au Touquet, pensant qu’elles seraient parfaites les jours de pluie pour remplacer mes baskets.
Avant ce séjour, je les avais utilisées un petit peu à l’automne après les JEM, rangée dans un placard au sec et dans le noir tout l’hiver et réutilisée 3 ou 4 fois au printemps. Elles étaient donc censée être neuve ou presque !
J’ai donc été particulièrement surprise lorsqu’en donnant une douche à Spirit dans une marre de boue, j’ai senti que la boue s’infiltrait dans les bottines et venait gentillement bousiller mes chaussettes blanches ! Et encore plus surprise lorsqu’en allant à la plage avec j’ai pu m’apercevoir que le plastique était carrément craqué et que toute l’eau des flaques que je traversais rentrait dans la bottine !

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Les bottines ont du être portées en tout et pour tout l’équivalent de 3 semaines en un an et elles sont maintenant à la poubelle.
Un très mauvais achat que je regrette réellement ! J’aurais du aller chez Aigle, d’après mes souvenirs c’était un peu plus cher et beaucoup moins joli mais je n’aurais probablement pas eu de mauvaise surprise chez eux ! Bref, passez votre chemin si vous voulez du matériel de qualité, ce n’est pas chez Joules qu’il faut aller !

Ma pochette Laboa

Je ne vous cache pas qu’il y a eu beaucoup de dépenses cet été pour mon loulou ! Une selle d’occasion, une nouvelle tondeuse (que j’ai presque hâte de tester), une sangle bavette avec grosse moumoute lors de mon passage au Touquet. Bref je me suis ruinée !
Mais j’ai également investi dans un petit produit qui ne m’a pas coûté cher mais qui me change la vie !
Depuis plusieurs années, n’ayant pas de poches assez grandes sur mes pantalons et ne portant plus de manteau, j’avais trouvé une veille banane qui me permettait d’y mettre mon téléphone, mes gants, ma rallonge de rêne pour faire brouter Spirit etc… Mais cette banane était aussi gênante que moche ! Puis il y a quelques temps j’ai découvert le site internet Laboa et ses toutes mignonnes petites pochettes ou « sac ceinture » !
Il ne m’a pas fallut longtemps pour sauter le cap et commander une petite pochette noire avec de jolies broderies dessinées sur les poches :)

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Premier doute : ma taille. J’ai donc sorti un mètre, je me suis mesurée et j’étais à 85/86cm, soit pile entre la taille S et la taille M. J’ai donc opté pour la taille S et j’étais surprise de voir qu’elle me convenait parfaitement !

Puis j’ai eu le temps de la tester, aux écuries d’abord et la différence avec ma banane est nette ! Elle ne me gêne plus lorsque je monte à cheval ! Elle colle bien au corps et on ne la sent pas. Mes petits objets dans les pochettes se calent et ne gigotent pas. Esthétiquement parlant c’est également un grand changement ! Mes amis ont mis quelques jours à se rendre compte que je la portais. Et ils ont tous approuvé le changement :)
Ensuite nous sommes allés au Touquet. Et le sac ceinture me suivait partout : détente avant mes parcours, en balade ou même sur la plage.
Elle possède quatre poches en tout, deux à fermeture éclaire assez grandes, et deux autres plus petites posées par dessus les grandes, qui se ferment avec des scratchs. Je n’ai pas encore eu de manque de place avec tout ça ! Elle me convient aussi bien pour monter, longer, partir en balade… Elle se ferme devant avec un grand scratch qui permet de pouvoir ajuster sa taille au millimètre près.
Bref, elle est définitivement adoptée et la banane et déjà au fond d’une malle mais elle ne risque pas de revoir la lumière tout de suite !

J’ai quand même noté quelques petits aspects qui pourraient être gênant pour certains :
J’avoue que je n’ai pas vraiment regardé d’où cela venait, mais lorsque je prends des choses dans les pochettes, j’ai tendance à faire sortir en même temps des fils de la couture. J’espère que rien ne se découd réellement, mais il y en a quand même pas mal.
Ayant prit une taille un petit peu juste pour moi, les pochettes sont très collées à mes cuisses, et lorsque je veux attraper des choses dans les pochettes ayant les fermetures éclaires, ma main se fait égratigner au passage. J’imagine qu’avec la taille au dessus je n’aurais pas eu ce problème, mais étant moins ajusté, j’ai peur que les pochettes tournent.
Et enfin, je n’ai eu ce problème qu’une fois, probablement à cause d’une matière de pantalon ne s’entendant pas avec celle du sac ceinture, mais je n’avais rien dans mes poches si ce n’est mon téléphone (qui est assez lourd) et la ceinture tournait, venant mettre mon téléphone sur mes fesses. J’ai donc du retirer la ceinture pour terminer ma séance, mais je n’ai vraiment eu ce problème qu’une seule fois.

Pas de quoi me détourner de ce petit objet pour autant, qui est déjà devenu un incontournable de ma panoplie de cavalière durant l’été ! :)

AFASEC Atelier Epona

Ce jeudi, me voila prenant la route de Chantilly pour me rendre au magasin Marchal afin d’acheter du baume Goferval pour le garrot de Spirit qui est toujours en cours de guérison (petit post prévu là dessus très bientôt).
Je trouve la boutique, achète le baume et je me dis que c’est quand même dommage d’être à Chantilly et de ne pas chercher cette petite couverture à laquelle je pense depuis très longtemps !
Celle qu’utilisent les entraîneurs de chevaux de course lors des entraînements. C’est à la fois une couverture et un couvre-reins, j’en vois au boulot tous les hivers, la femme de JM en a une également et l’idée me trotte dans la tête depuis un moment.
Je regarde donc sur les pages jaunes et je suis surprise de voir qu’il n’y a en fait qu’une seule sellerie à Chantilly. Je pensais en croiser à tous les coins de rue, mais pas du tout ! La seule qui m’est proposée se nomme AFASEC Atelier Epona. C’est sur le chemin du retour, donc même si je ne suis pas convaincue d’y trouver mon bonheur, je me dis que ça ne me coûte rien de m’y arrêter.

D’extérieur on voit d’abord des ateliers de confection de cuir : bottes, selles, harnachements… Mais plus j’avance, plus les équipements semblent variés. Je tente ma chance, pensant que c’était réservé aux jockeys ou aux entraîneurs. Et j’ai bien fait car non, ils ne sont pas si sélectifs !
J’ai expliqué ce que je cherchais à une gentille dame, qui m’a d’abord proposé différents tissus pour réaliser la couverture que je souhaitais, aux dimensions que je souhaits, mais je lui explique que je n’habite pas à côté et que s’ils en avaient des déjà prêtes ce serait plus pratique. Nous sommes donc passé dans une autre salle (ce truc est immense !) où il restait deux modèles type Newmarket. Celui que je voulais :p
Bon, j’avoue que le prix (180€) m’a fait un peu tousser, mais vu la matière, je pense que je le garderais toute ma vie et que mes futurs chevaux l’auront sur le dos (ça c’est pour faire tousser mon homme :) )

Je prends le temps de discuter avec la dame, qui m’explique qu’ils font absolument toute sortes de services ! Réparation ou lavage de couverture, fabrication de couverture, bottes, selles et tout ce qui touche au cuir. Bref, on peut venir pour tout et ressortir avec ce que l’on veut sur mesure et surtout : dans des matériaux de qualité et fabriqué Made in France !
Là ma couverture Newmarket est une vraie, pas comme le genre de couvre reins que l’on peut trouver dans des selleries plus classiques que je ne nommerais pas. Cela se ressent sur le prix, mais au moins la qualité est au rendez-vous !

Bref, j’ai trouvé mon nouvel eldorado :)

Soignez vos cuirs !

J’aimerais aujourd’hui vous proposer de lire un article qui n’est pas le mien, mais celui du blog d’une petite entreprise familiale nommée Cordoshop et spécialisée dans les produits d’entretiens du cuir.
Ils ont accepté de rédiger pour nous un petit article afin de nous aider à nettoyer nos cuirs. Car il faut bien le dire, on sait tous qu’il faut en prendre soin pour pouvoir les préserver, mais avec tous les produits disponibles sur le marché il est bien compliqué de s’y retrouver. Quoi ? Quand ? Dans quel ordre ? Comment ? Nous nous sommes tous déjà posé ces questions…
Les réponses sont ici : http://www.cordoshop.com/blog/nettoyer-materiel-equitation/ :)

J’ai pour ma part, eu la chance de pouvoir tester deux brosses afin de pouvoir (enfin) m’occuper de mes bottes en cuir correctement !
Voici à quoi elles ressemblent après deux saisons de 6 mois chacune :

Pour les nettoyer, il faut bannir le savon glycériné qui va ternir le cuir, et nous, on veut que ça brille ! Donc on se contente d’un coup de brosse pour retirer la poussière, les petites cochonneries accrochées dessous, au pire on peut leur passer un petit coup de chiffon humide si elles sont vraiment sales.
Puis le cirage, de la même couleur que la botte (c’est mieux) qu’il vous faudra appliquer à l’aide d’une petite brosse comme celle-ci

On peut en mettre sur toute la botte, mais on évitera la partie qui sera en contact avec le tapis si on ne souhaite pas le teinter également.

Puis pour terminer, utiliser une brosse douce comme celle-ci (qu’il faudra veiller à garder propre) afin de bien les faire reluire et de briller ensuite sur votre destrier ! :)
Voici le résultat :

Le Saddle fitting

Il y a quelques jours, pour la première fois de ma vie j’ai entendu parler du saddle fitting. Encore une découverte grâce à mon boulot !
Je ne connaissais pas du tout ce nouveau métier (nouveau en France en tout cas) du monde du cheval, mais ayant l’intention de m’acheter la selle de ma vie pour mes 30 ans (qui approchent de plus en plus vite), je me suis rapidement intéressée à la chose !

Le Saddle Fitting, pratiqué par un « saddle fitter » est une personne qui va analyser l’ensemble selle/cheval/cavalier afin de déterminer si une selle convient ou non à un couple.
On peut faire appel à un saddler fitter si nous rencontrons des difficultés avec notre cheval qui peuvent être liées à la selle, afin de la faire corriger ou d’en changer si elle ne convient pas du tout. Mais aussi si nous cherchons à acheter une selle. Soit afin d’en faire fabriquer une sur mesure, dans ce cas le saddle fitter relèvera toutes les mesures du cheval et du cavaliers pour les donner au sellier. Soit pour en essayer plusieurs et voir celle qui correspond le mieux, aussi bien au dos du cheval, qu’à l’assise et aux jambes de son cavalier.

Un saddle fitter n’est pas un commerçant à proprement parler. Beaucoup pourront proposer des selles d’occasions de divers marques si c’est ce que le client recherche, mais peuvent aussi bien venir le même jour qu’un commerçant représentant une marque, afin de donner son avis sur les différents modèles de selles.
Une consultation coûte entre 50 et 100€, certains demandent également des frais de déplacement s’ils ne sont pas du coin.

Bref, voila des années que je suis convaincue que n’importe quelle selle ne se met pas sur le dos de n’importe quel cheval, que souvent les problèmes viennent de là et qu’à terme cela peut engendrer de gros soucis physiques pour le cheval comme pour le cavalier et aujourd’hui je le suis encore plus. Acheter une selle au salon du cheval parce qu’elle est jolie, sans s’assurer qu’on puisse la retourner ou la faire modifier si elle ne correspond pas au cheval est pour moi une aberration. Même si souvent les réductions sont attirantes.
Donc pour moi c’est sûr, lorsque j’aurais le financement pour ma future selle, un saddle fitter viendra aux écuries et m’aidera à faire mon choix !

Je vous invite à visiter le blog qui est très intéressant et très complet même si cette dame se trouve à l’autre bout de la France pour moi :p
Sinon une recherche Google « saddle fitting *votre région* » devrait vous donner quelques résultats ;)

Petite astuce !

Moi qui aime faire brouter mon cheval après l’avoir bossé, je me suis vite rendue compte que si mes rênes sont vraiment très bien pour travailler, elles sont vraiment trop courtes pour le faire brouter !
5 minutes ça passe encore, mais j’y reste bien souvent une demie heure voire plus et là ça commence à faire mal au dos…

Donc ma petite astuce est toute bête, j’ai toujours sur moi une lanière d’éperon (sans l’éperon bien sûr) et une fois qu’on part brouter, je l’attache à mes rênes, ce qui me donne pile la longueur nécessaire pour ne pas avoir à me pencher au dessus de ma selle :)

Chauffe-dos back on track

Depuis la rentrée, Spirit a un nouvel accessoire dans sa sellerie. Le chauffe-dos Back on track :

A quoi ça sert ?

Cette petite couverture, ou grand tapis, se place sur le dos du cheval avant et/ou après le travail.
La doublure ainsi que le tissu externe sont faits de polypropylène infusé de céramique, avec un matelassage en polyester. Ces matériaux ont un effet chauffant qui va préparer le dos du cheval au travail et détendre les muscles après le travail.
C’est vraiment impressionnant, au bout de 10 min il suffit de passer la main sous la couverture pour se rendre compte de son effet ! Ce sera vraiment top pour cet hiver !
J’en ai aussi entendue parler pour réchauffer des chevaux mort de froid l’hiver, 20 minutes avec le chauffe-dos sous la couverture du cheval (un scratch sur le chauffe dos permet de la maintenir en place sous une couverture) et il se réchauffera sans problème.

La couverture est, à mon grand étonnement, très légère, pliable et donc facile à ranger.
Je peux déjà dire que Spirit, d’ordinaire un peu sensible à l’étrille sur son dos, n’y réagit presque plus après avoir porté cette couverture.
Par contre elle est un peu chère : 86,90 € chez Kramer, le site par lequel je suis passée. Nous l’avons donc acheté à deux avec une amie. Comme nous montons rarement aux mêmes heures, on peut l’utiliser toutes les deux sans problème !

Petit point négatif tout de même, autant elle s’ajuste très bien sur le dos du cheval de mon amie, autant sur le dos de Spirit, comme il a un garrot qui ressort pas mal, la couverture ne vient pas bien se poser sur le haut du dos, là où repose la selle. Ça n’empêche pas le dos de s’échauffer, mais quand même, c’est moins joli que sur les photos !

Photo sur le site :

Ce que ça donne sur Spirit :

J’avoue que ça ne se voit pas trop puisque j’ai essayé de bien la poser pour la photo. Mais en gros, si elle est bien mise d’un côté elle ne l’est pas de l’autre. Mais j’ai trouvé une astuce : la mettre à l’envers ! Et dans ce cas, pas de soucis elle s’ajoute très bien :)

Première tonte!


Arrivée au CE à 10h30 avec ma nouvelle tondeuse! Spirit va y passer, mais j’avoue que j’appréhende un peu… Je le sors du box, lui fait un gros pansage pour essayer de retirer au mieux la poussière et le sable qui se trouve dans ses poils, puis je l’emmène dans les boxes intérieurs pour la tonte. Je ne sais pas trop si je dois l’attacher ou non, car les cordes d’attache ne cassant pas, j’ai peur qu’il se fasse mal en cas de panique. Finalement je passe la longe dans la corde, mais il peut se libérer comme il le veut. J’allume la tondeuse et le laisse s’habituer au bruit le temps de lui repasser un coup de brosse partout. Puis je m’approche doucement avec la tondeuse et commence le boulot. Il gigote un peu, recule de temps en temps, mais globalement ça ne se passe pas trop mal. Je lui fait tout le côté droit en 1h. Pile au moment où je termine, la distribution de granulés commence et mon ventre commence à me dire que lui aussi aimerait bien recevoir quelque chose. Je le rentre donc au box à moitié tondu, m’en vais chercher un mc do que je mange dans son box, puis on retourne dans les écuries pour le deuxième côté. Spirit n’a pas envie d’y retourner, mais pas le choix. Il est un peu pénible au début, je dois me fâcher un peu pour qu’il cesse de reculer (entre temps j’ai laissé tomber l’attache et il a la longe au dessus de la tête). Il m’embête un peu pour l’encolure car le bruit est plus proche des oreilles. Je lui mets du coton dans les oreilles et une fois qu’il a finit d’essayer de les retirer en secouant la tête, je peux lui faire l’encolure un peu plus facilement, même s’il n’aime pas vraiment.
Globalement tout se passe bien, sauf lorsque la tondeuse se prend dans l’un des plis de son antérieur gauche… Il décroche un coup de pied dans le mur, me regarde super vexé, fait demi-tour d’un coup et s’en va se promener dans le centre équestre, la longe toujours au-dessus de la tête). Je marche derrière lui en essayant de le rattraper sans qu’il ne se mette à courir et il se coince lui même en allant dans le tas de fumier, où il en profite pour y faire un joli crottin. Je récupère mon couillon, retourne de là où on vient et termine les derniers détails. Je suis d’ailleurs aidée par une stagiaire qui tire ses antérieurs vers elle, afin de me faciliter la tonte au niveau du pli. Comme je viens de le couper, Spirit n’est pas rassuré du tout mais je ne renouvelle pas mon erreur et il semble donc me pardonner.
Voila le résultat:

Avant de ne le remettre au box et pour le féliciter de sa patience et d’avoir été globalement très cool, direction le paddock! Je l’y laisse pendant une bonne demie-heure, le temps pour moi de ranger le matériel, de nettoyer les poils qui sont dans les écuries, de lui mettre un peu de foin etc… Visiblement il était très content, je le voyais faire le fou avec les copains du paddock d’à côté, la queue en panache comme s’il était tout fier d’être tondu! Je suis franchement heureuse de savoir que bientôt il aura droit à ça tout les jours, dans des paddocks qui ne seront pas en pentes et qui seront en herbe! :)

Puis retour au box avec un petit pansage pour retirer la boue du paddock, je lui passe sa grosse couverture d’hiver et je rentre chez moi vers 15h30, le temps de prendre une douche car j’ai des poils partout!! Et de revenir pour mon cours du soir :p

Bilan :
Et bien tondre un cheval n’est pas si simple que ça! Ça fait vite mal au bras, y’a des plis partout, on ne voit pas forcément ce qu’on fait au dessus de la croupe, le ventre c’est très chiant, entre les 2 antérieurs c’est un calvaire et quand les poils poussent de 4 sens différents au même endroit, on galère un peu pour tout avoir, surtout sir c’est dans un creux comme les hanches!
J’ai mal fait les dessins aux postérieurs puisque je ne savais pas comment faire, je ne l’ai apprit que le soir. Je voulais faire un cœur sur les fesses, mais rien qu’en essayant de faire le pad de garrot j’ai totalement mit de côté cette idée. Pour une première, j’ai préféré faire simple, et c’était déjà suffisamment compliqué! :transpi: A côté de ça, il reste quelques touffes de poils, les plis ne sont pas très bien faits, il ne faut pas trop regarder dans le détail, mais pour la première tonte de toute ma vie, réalisée sans aucune aide, je suis assez contente de moi quand même! :)
Petite erreur de débutant : ne JAMAIS mettre de pull polaire! C’était une horreur, ça grattait de partout, ça s’infiltre grave, ça se plante tout droit dans le tissu et te torture jusque ce que tu retire le dit pull. Plus jamais… D’ailleurs petite astuce au cas où le mal est fait : passer la polaire au sèche linge serait la meilleure façon de retirer les poils coincés dedans. Je teste ça rapidement et je vous le confirme, ou non ;)

Les différents mors – Les matériaux – Leur utilisation

Je me permets de reprendre un article trouvé sur Cheval-Annonce que j’ai franchement trouvé très très bien fait et surtout très utile! Voici donc les différents types de mors que l’on trouve régulièrement:

Les différents mors et leur utilisation

Les filets à olives :

Le filet à olives est une embouchure simple, plutôt douce en général et ne présentant aucun risque de pincement des commissures. Les anneaux ne coulissant pas, l’effet de l’action de main est plus direct.

Les filets Verdun :

Le Filet Verdun est une embouchure simple dont l’anneau en “D” permet de légèrement canaliser la tête. Son action est un peu plus forte que celle du mors à olive.

Les filets à aiguilles :

Le filet aiguille a une action simple sur la bouche qui n’est pas différente de celle des mors 2 anneaux ou olives. Sa particularité est d’encadrer très fort le haut du nez pour éviter les «flottements» et bien diriger le cheval. Il s’utilise sur les jeunes chevaux peu familiarisés avec les aides ou sur des chevaux d’âge présentant des lacunes de souplesse qu’il faut corriger. L’emploi de passants pour fixer les branches supérieures du mors au montant de filet est conseillé.

Le mors à double brisure :

Par « Dentistequin » (membre de C-A): Le double brisure apporte un confort par rapport à un simple dans le sens où le simple a tendance en se brisant à rentrer et appuyer fort dans le palais !
La double brisure empêche ceci !
Par contre vu qu’il y a une double brisure, le mors se plie beaucoup plus facilement vers l’arrière ! Donc lors d’une action de main forte, les canons vont beaucoup plus tirer les commissures des lèvres vers l’arrière et donc plaquer beaucoup plus les joues contre les prémolaires ! Attention donc aux surdents ! Il sera d’autant plus nécessaire de bien penser à faire faire les soins dentaires de son loulou régulièrement ! Au risque de lacérer complètement les joues de celui-ci, si ce n’est pas fait.

Le mors Baucher :

Le baucher est un peu plus releveur que les mors « simples » car le levier vers le haut est plus grand (longueur de la branche haute). Cependant, il a une action sur la têtière qui entraîne une cession de nuque qui associée à l’action de relever l’encolure a pour but d’améliorer le placer.

Les filets releveurs :

Le filet “Releveur” a une action bien précise sur l’équilibre de votre cheval. Il oblige celui-ci à redresser l’intégralité de son avant-main et l’oblige par là-même à reporter sa masse sur l’arrière-main. Il s’utilise donc de préférence sur des chevaux ayant de la masse et très basculants sur l’avant-main. Il nécessite impérativement l’emploi de montants spéciaux. Il peut s’utiliser avec une seule paire de rênes, avec ou sans alliance, ou avec deux paires de rênes si votre maîtrise le permet.

Les filets réglables :

Le filet réglable 3 et 4 anneaux est une embouchure qui facilite l’obtention d’un « placer » assez haut pour rééquilibrer les chevaux qui « tirent » vers le bas et chargent les épaules. La dimension des anneaux permet aussi de canaliser les problèmes de direction. La puissance de l’action dépendra de la dimension des canons et de la position des rênes dans les anneaux du mors.
– réglage des rênes dans l’anneau du bas : grand levier – effet très fort.
– monter à 4 rênes (une paire sur l’anneau du bas, une autre sur l’anneau central) : ceci permet de varier les effets, mais demande une dextérité certaine.
– avec une alliance reliant l’anneau du bas et l’anneau central : l’effet est intermédiaire mais moins précis. Ce réglage convient bien lorsqu’on est pas sûr de sa main.

Les mors de bride :

Le mors de bride est presque exclusivement réservé au travail dit «de dressage». Il a un fort effet abaisseur en agissant par levier sur les barres et la langue. Il ne s’utilise jamais seul mais toujours en combinaison avec un filet de bride (effet releveur). C’est en jouant d’un effet sur l’autre que le cavalier essaye d’obtenir un placer juste et léger. Il s’utilise donc obligatoirement avec 4 rênes et demande un niveau de pratique équestre correct. Son action peut être sévère. L’emploi d’une fausse gourmette empêche le cheval de prendre les branches du mors avec ses lèvres.

Les Pelhams :

Le filet PELHAM a un effet de levier assez fort pour solliciter un «placer» d’autorité et une prise importante sur la mise en avant. Il faut donc l’utiliser sur des chevaux avec de l’impulsion. On l’emploie :
-soit en rênes simples directes (assez rarement),
-soit à 4 rênes avec la dextérité nécessaire,
-soit avec une alliance qui permet d’obtenir un effet intermédiaire et atténue la sévérité de cette embouchure toujours vendue avec sa gourmette.

Les mors américains :

Le mors dit “américain” est dérivé du mors d’entraînement western adapté au mode d’équitation traditionnel en Europe. Le canon n’est pas fixe par rapport aux anneaux ce qui permet au cheval de jouer avec un effet décontractant. Cependant, lors de la tension des rênes, les branches ont un effet de levier très puissant pour obtenir immédiatement une cession de mâchoires puis de nuque. On obtient en général un placer assez haut. A n’utiliser que par des mains expertes sur des chevaux ayant beaucoup d’impulsion. On peut les utiliser : soit en rênes directes sur l’anneau du bas, soit avec une alliance, soit à 4 rênes.

Les Hackamores :

Le HACKAMORE n’agit pas sur la bouche du cheval, car il ne possède pas de canons, mais sur l’os du nez (chanfrein). La force de l’effet dépend de deux critères :
-la largeur de la muserolle, plus elle est fine plus elle est sévère (principe du fil à couper le beurre),
-la longueur des branches qui démultiplie l’effet de levier.

Les matériaux et leurs effets

Acier inoxydable:
Les aciers FEELING sont fabriqués à base d’inox 18 chrome de très haute qualité (la meilleure) en utilisant le procédé « LOST WAX SYSTEM » (technique de la cire perdue) qui donne une finition et un brillant parfait, par opposition au moulage au sable qui laisse apparaître les défauts.
Tous les lots de mors FEELING sont testés.
Un mors de qualité est un gage de sécurité.

Aurigan :
L’Aurigan est un alliage breveté par Sprenger, composé essentiellement de cuivre et garanti sans nickel. Grâce à cette matière, les chevaux se décontractent, salivent et acceptent mieux l’action du mors.

Cuivre :
Il a un effet décontractant par libération d’ions qui aident le cheval à la salivation.

Maillechort :
Une formulation d’alliage qui contient un pourcentage élevé de cuivre stimulant la salivation, aidant à prévenir les effets de bouche sèche et facilitant la décontraction de votre cheval.

Cyprium 90 :
Alliage de haute technologie contenant de 86 à 90% de cuivre (apprécié par les chevaux et facilitant le contact entre vos mains et et la bouche de votre cheval en activant la salivation), 8 à 12% d’aluminium et 3% de fer, garanti sans nickel et sans zinc.
Les mors FEELING CYPRIUM sont plus chauds au toucher et sont plus facilement acceptés que ceux en acier inoxydable.
Ils ont une résistance à la tension très élevée et sont des mors de très haut de gamme.

Laiton :
Uniquement un effet esthétique (assorti à la bouclerie jaune).

Caoutchouc :
Il permet un contact plus franc avec les chevaux qui craignent la dureté de l’acier (ou qui présentent des allergies)
Brisé : action identique aux mors en inox, mais plus doux.
Droit rigide : on obtient un appui franc. Ce type de canon incite certains chevaux atirer sur leur mors.
Droit souple : un contact franc et doux. A utiliser de préférence avec de jeunes chevaux en débourrage ou des chevaux très sensibles dans la bouche.

Flexi :
Mors ou filet en acier inoxydable dont l’embouchure est recouverte d’un matériau synthétique de haute technologie parfumé à la menthe pour un goût plaisant dans la bouche du cheval.

Résine :
Il procure un contact très agréable pour le cheval qui vient plutôt franchement sur son mors. S’utilise sur des chevaux ayant une bouche sensible et refusant le contact de l’acier. Pas de risque d’allergies.

Brisure simple / Brisure double :

explications en images par Jador

Filet simple brisure | *************** | Filet double brisure

1: : palais | 2 : commissures | 3 : langue | 4 : mâchoires inférieures (barres)

Avec un mors classique, brisure simple, par l’action de la main le mors se brise et vient cogner contre le palet en un point unique et donc assez douloureux pour le cheval. De plus, par l’effet « casse noix » il vient comprimer les barres (mâchoire inférieure).
D’autant plus lorsque nos mains sont un peu maladroites, le cheval manifeste son mécontentement en relevant et secouant la tête..le cavalier pense généralement à une défense, et durcit ses aides de mains…cercle vicieux !

Et/ou le cheval ouvre la bouche pour échapper à l’action douloureuse du mors qui comprime son palet, et/ou passe la langue par dessus le mors… »encore une défense ! quel mauvais cheval !!!  » entendons nous souvent, trop souvent !
Et très généralement le cavalier choisi de lui clouer le bec en le ficelant avec une muserolle…Haaaa oui !!! il n’ouvre plus la bouche et ne passe plus la langue par dessus le mors…car tout simplement il ne peut plus !
Alors on se dit: « problème réglé ! tout va bien maintenant ! »…Faux !!! au contraire, le cheval ne peut plus se soulager comme il le pouvait tant bien que mal, il souffre en silence !

Et beaucoup, beaucoup de cavaliers pensent que si le cheval accepte, c’est qu’il n’y a pas de problème, que cela lui convient, sinon il se rebellerait ! En bref, pour ce grand nombre de cavaliers « le silence vaut acceptation »…encore une fois, Faux !!!

C’est également pour toutes ces raisons qu’il faut veiller à avoir des actions de mains les plus douces et précises possibles (bien sûr !), mais aussi et surtout, qu’il faut veiller à agir sur la commissure des lèvres du cheval (donc avoir les mains suffisamment hautes en fonction du port de tête du cheval), et non sur les barres, car le mors se brise alors vers le haut et comprime le palet…ainsi la fameuse maxime « main basse » est semble t-il une utopie !!! oui, oui ! et malgré qu’elle soit encrée dans nos esprits, soigneusement enseignée dans les manèges…
Pourtant elle ne respecte en rien la morphologie de la bouche du cheval !
Illustration :

Aussi c’est pourquoi, je proscris l’utilisation des muserolles (croisées ou combinées) qui fixent/ferment la bouche du cheval…tout simplement par leur confection ! Elles sont étudiées pour passer sous le mors et sur le bas de la bouche…elles ferment donc la bouche quel que soit leur positionnement, et empêchent toute mobilité du mors dans la bouche.
De plus, même si elles ne sont pas serrées à outrance, elles le sont toujours trop, tout simplement par ce que si elles ne le sont pas, elles tombent ! elles glissent puisqu’elles sont en diagonales par rapport au chanfrein…elles imposent donc un minimum de réglage et donc leurs effets néfastes sont bien réels ! (enfin selon moi, ça n’engage que moi !)
Je préfère permettre un échappatoire à mon cheval lorsque j’ai une action de main maladroite (et il y en a, car la main parfaite n’existe pas ! )…je préfère donc qu’il puisse ouvrir la bouche, pour se soulager et également pour m’indiquer ma maladresse…en bref ! je préfère qu’il s’exprime !!! qu’il me parle, afin d’essayer de le comprendre…plutot que de satisfaire mon confort personnel, le rendre muet et qu’il est mal en silence !

Le mors double brisures :
Il est bien plus confortable pour le cheval, puisqu’il s’adapte à la morphologie de sa bouche (à son palet notamment et sa langue, organe hypersensible !). La partie centrale sera plus ou moins petite selon l’étroitesse du palet. Et sera plus ou moins épaisse selon l’espace libre entre la langue et le palet.
Il permet davantage de précision et de finesse dans nos actions de main. Il respecte davantage la bouche du cheval et de là il est plus confortable pour lui…dans la mesure d’une main délicate et elle même respectueuse, car bien entendu, même avec un mors en caoutchouc gros canon, double brisure…etc, si la main est dure et maladroite, irrespectueuse et imprécise, la bouche ne sera pas épargnée, loin de là…le mors ne fait pas tout, bien sûr ! mais il y contribue… le confort du cheval, et donc son écoute et sa décontraction, sont sans doute obtenus en partie par les caractéristiques du mors (adapté au mieux à la bouche du Cheval) et en partie par la qualité de la main (elle même adaptée)…50/50 !!!

Important : la consultation du dentiste équin :

Ne pas oublier de faire vérifier régulièrement l’état de la dentition des chevaux par un dentiste équin.
C’est un préalable important qui peut régler un certain nombre de problèmes à la base.

Clin d’œil sur l’histoire des mors par Gwenfs:

Mors Perse d’apparat VII eme siècle avant JC


Un petit tour des mors étrangers :